Présentation

Conférence des Partenaires du Burkina Faso pour le financement du PNDES

Fondement et vision

Le PNDES s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie burkinabé. Une telle option impliquera de la part de l’État, des politiques volontaristes et un rôle très actif du secteur privé dans l’accroissement des investissements productifs dans les secteurs porteurs et innovants, ainsi que dans l’accroissement qualitatif du capital humain.

Dans leurs rôles respectifs, l’État, le secteur privé et la société civile devront fonctionner comme des acteurs qui se complètent, plutôt que comme des substituts. L’État devra aider le marché à bien fonctionner, en créant les institutions pour cela, ce qui a l’avantage de mettre les investisseurs en confiance et de baisser les coûts de transaction. Cela se traduira par la mise en œuvre de politiques sectorielles cohérentes, efficaces et par un mode de gouvernance efficace, veillant au respect de l’équité et de la redevabilité de tous les acteurs du développement.

Principes directeurs

S’imprégnant de sa vision, les principes-directeurs formulés pour guider la mise en œuvre du PNDES sont :
le leadership national
l’équité
la subsidiarité et le partenariat
la gestion axée sur les résultats
la proactivité

Objectif global

Le PNDES se fixe comme objectif global, de transformer structurellement, l’économie burkinabè, pour une croissance forte, durable, résiliente, inclusive, créatrice d’emplois décents pour tous et induisant l’amélioration du bien-être social.

Impacts attendus

Partant de l’objectif global, les impacts attendus du PNDES sont :
Gouvernance

l’amélioration de l’efficacité des gouvernances politique, administrative, économique, locale et environnementale

Industrie

l’émergence d’une économie moderne basée sur un secteur primaire évolutif, plus compétitif et des industries de transformation et de services de plus en plus dynamiques permettant de réaliser un taux de croissance économique annuel moyen de 7,7% et créatrice d’au moins 50 000 emplois décents par an

Réduction de la pauvreté

la baisse de l’incidence de la pauvreté pour qu’elle soit inférieure à 35% en 2020

Croissance démographique

la maîtrise de la croissance démographique annuelle afin qu’elle soit ramenée à 2,7% en 2020

Capital humain

l’accélération du niveau de développement du capital humain

Développement durable

le changement des modes de production et de consommation s’inscrivant dans une perspective de développement durable

Schéma de transformation structurelle

La transformation structurelle de l’économie envisagée à l’horizon 2020 par le PNDES est articulée autour de :
l’accroissement de la valeur ajoutée du secteur primaire consécutif à l’amélioration de sa productivité
l’émergence d’une économie moderne basée sur l’industrie et les services
l’amélioration de l’urbanisation
l’accélération de la transition démographique

Des axes stratégiques pour relever les défis de la transformation structurelle

Réformer les institutions et moderniser l'administration

Réformer les institutions et moderniser l’administration visent, d’une part, à garantir la paix, la sécurité, la justice et les droits humains et, d’autre part, à accroître l’efficacité des interventions de l’État et de ses partenaires, en vue d’impulser de nouvelles dynamiques économiques et sociales.

Développer le capital humain

Au regard des défis relatifs au capital humain, le PNDES vise à agir rapidement sur la quantité et la qualité du capital humain, ainsi que sur les possibilités et les conditions de la pleine valorisation dudit capital humain.

Dynamiser les secteurs porteurs pour l'économie et les emplois

Cet axe vise à influer positivement sur la dynamique structurelle de l’économie, à travers les secteurs qui regorgent de fortes potentialités durables pour le développement économique et social.

Schéma de financement

Sous la cible d’une croissance moyenne annuelle de 7,7% sur la période 2016-2020, le schéma prévisionnel de financement du PNDES est estimé à 15 395,4 milliards de francs CFA, soit un coût annuel moyen de 3 079,1 milliards de francs CFA. La part consacrée aux dépenses d’investissements (y compris les transferts en capital) sera de 54,6%, correspondant à une enveloppe globale de 8 408,2 milliards de francs CFA sur la période, soit 1 681,6 milliards de francs CFA par an.

Il sera financé à hauteur de 63,8% du coût total par les ressources propres (9 825,2 milliards de francs CFA) d’où, un besoin de financement de 5 570,2 milliards de francs CFA, soit 36,2% du coût total du plan.