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Conférence de Paris pour le financement du PNDES
20
Nov

PNDES : Paul Kaba Thieba met en confiance les forces vives du Centre

Après avoir fait le tour des 12 autres régions du pays des hommes intègres, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba a rencontré les forces vives de la région du Centre ce samedi 19 novembre 2016. Dans cette cuvette de la Maison du peuple, le Chef du gouvernement a expliqué le pourquoi du Plan national de développement économique et social (PNDES) et a pris acte des avis et contributions des uns et des autres.

C’est pour expliquer le bien fondé du nouveau référentiel économique et social qui régulera le quotidien des Burkinabè durant les cinq années (2016-2020) à venir, que le Premier ministre a entamé depuis des mois des tournées dans les différentes régions du pays. Les forces vives étaient mobilisées pour l’occasion. Toutes les couches sociales de la population étaient là. Des chefs coutumiers aux activistes en passant par les organisations de la société civile,… tous étaient présents.

Avant que le premier ministre ne prenne la parole pour prêcher la bonne nouvelle aux forces vives, des intervenants se sont succédé à la tribune. Il s’agit du maire de la commune de Ouagadougou, Armand Beoindé, du Président du comité d’organisation, Moussa Ouattara et du Président de la Coordination des associations et des mouvements pour la vulgarisation du programme présidentiel (CAMVPP), Boris Ouedraogo. Tous ont souhaité vivement que le PNDES soit une réussite pour le bien-être du peuple burkinabè.

Place maintenant au grand orateur du jour Paul Kaba Thieba qui avant de décortiquer le PNDES axe par axe, a, tout comme un médecin fait un diagnostic de la vie de notre pays des indépendances à nos jours. Cela sous le regard attentif des quelques membres du gouvernement présents pour l’occasion. Tout un chapelet de maux.
Il ressort que le Burkina est mal en point depuis des années. Au moins 40% des burkinabè vivent dans la pauvreté. Ce que le Premier ministre trouve peu par rapport au constat réel. Selon le PNUD, le Burkina est classé 183/188 pays en ce qui concerne l’Indice de développement humain (IDH). « La pauvreté est là, dans nos villes, dans nos villages », confie-t-il et se ressent plus dans la frange jeune. Raison pour laquelle il faut changer de vie.

A entendre le premier ministre, la pauvreté au Burkina renferme plusieurs causes dont celles structurelles. Et pour sortir de ce marasme socio-économique, il faut mettre l’accent sur la productivité et la compétitivité. Car non seulement, le rendement pour la production au niveau de l’agriculture et de l’élevage est faible, mais, le kilowattheure de l’électricité est le plus cher de la sous-région.

64% de financement sur budget propre

Pareil pour les routes qui sont en piteux états dans certaines régions. Il en veut pour preuve la vallée du Sourou qui est bien aménagée mais sans une bonne infrastructure routière. « L’économie ne peut se développer sans une route », clame-t-il. Ces difficultés sont constatées dans la quasi-totalité des secteurs d’activités.
Tout comme une pluie qui survient après un siècle de sècheresse, le PNDES compte remédier à tous ces maux à travers ses trois principaux axes. Il s’agit de réformer les institutions et moderniser l’administration, de développer le capital humain et de dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois. D’un coût global de 15 395,6 milliards de francs CFA, le PNDES sera financé à 64% par le budget national soit plus de 9800 milliards de nos francs. Donc la conférence de Paris sera un cadre pour avoir le reliquat des 36%.

Dès que le financement de ce plan sera bouclé, foi du Premier ministre, tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Le PNDES va booster l’économie nationale avec ses 8500 milliards d’investissements. Ce qui permettra donc, de recruter en masse des médecins généralistes et former des spécialistes, et de mettre fin aux 3500 écoles sous paillotes. Tout en renforçant l’enseignement général et professionnel. Mais aussi en prenant en compte l’énergie solaire qui soulagera la population de ces délestages intermittents.

Paul Kaba Thieba, compte mettre l’accent sur une stratégie de partenariat irréfutable. Il s’agit des financements concessionnaires qui peuvent aller jusqu’à 40 ans et du renforcement du PPP (Partenariat public privé).
Après son brillant exposé, Paul Kaba Thieba et les ministres présents ont eu droit à plusieurs questions. Confiant de la bonne mise en œuvre du PNDES, le Premier ministre, a laissé entendre que « le Burkina Faso sera un pays émergent dans les années à venir ».

C’en est fini donc pour les tournées d’explications du PNDES dans les 13 régions du pays. Rendez-vous est pris en décembre prochain à Paris pour séduire les bailleurs afin de rendre effectif cet ambitieux référentiel de développement.

Marcus Kouaman
Lefaso.net