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Conférence de Paris pour le financement du PNDES
20
Sep

Le Premier ministre éclaire la lanterne des populations de la Boucle du Mouhoun et du Centre-Ouest

Le Premier ministre son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA a animé deux conférences publiques sur le Plan national de développement économique et social (PNDES) : l’une le 17 septembre 2016 à Dédougou, chef-lieu de la région de la Boucle du Mouhoun et l’autre le lendemain 18 septembre 2016 à Koudougou, chef-lieu de la région du Centre-Ouest. L’objectif de ces deux rencontres était d’expliquer les tenants et les aboutissants de ce nouveau référentiel aux populations de ces deux régions et de susciter leur adhésion à sa mise en œuvre.

La vulgarisation du Plan national de développement économique et social (PNDES) ainsi que l’adhésion des populations à sa mise en œuvre motivent les tournées du Premier ministre son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA.

En effet, après son périple dans les régions des Hauts-Bassins et des Cascades, le Chef du gouvernement a poursuivi sa série d’échanges autour du PNDES avec les forces vives des régions de la Boucle du Mouhoun, le samedi 17 septembre 2016 à Dédougou et du Centre-Ouest, le lendemain dimanche 18 septembre 2016 à Koudougou

Que ce soit dans la « cité du Bankuy » ou dans la « cité du cavalier rouge », son Excellence Monsieur Paul Kaba THIEBA a fait observer une minute de silence à la mémoire des martyrs du putsch manqué de septembre 2015, avant le début de son intervention.

Après cet intermède, il a tenu en haleine le public sur les grandes articulations du nouveau référentiel de développement du Burkina Faso.

De sa communication, on peut retenir que le PNDES qui a été adopté en conseil des ministres le 30 juillet 2016 est le cadre d’orientation du développement économique et social du Burkina Faso, pour la période 2016-2020, fondé sur le programme présidentiel à savoir la vision Burkina 2025.

De même, M. THIEBA a fait savoir que l’objectif du nouveau référentiel est d’augmenter le taux de croissance en moyenne de 8%, dans le meilleur des cas ou de 7,7% dans le pire des cas d’ici à 2020.

«  Le PNDES sera financé à 15 395 milliards de F CFA dont 8 400 milliards destinés aux investissements dans le domaine des infrastructures, des routes, de l’énergie, de la santé, de l’éducation, etc. pour une transformation structurelle de l’économie burkinabè au profit du bien-être des populations », a-t-il expliqué.

A entendre le Premier ministre, le PNDES comporte trois axes stratégiques à savoir la gouvernance, le capital humain et la transformation de l’économie.

«  En somme, une planification du développement axée sur les résultats, l’amélioration de la gouvernance et la réduction des inégalités », a-t-il mentionné.

De façon générale, les populations des deux régions ont eu les mêmes préoccupations qui se résument pour l’essentiel au manque d’infrastructures routières, scolaires et sanitaires, aux questions de l’agriculture, de l’élevage, de l’insécurité, de l’énergie, aux luttes syndicales, la lourdeur dans les procédures de passation dans les marchés publics, la crise au sein de la CAMEG, etc.

A ces préoccupations, le Premier ministre a apporté des éléments de réponse. Pour ce qui est de la crise au sein de la CAMEG, le Premier ministre a indiqué qu’il suit de près l’évolution de la situation au niveau de cette association tout en cherchant un compromis pour qu’il n’y ait pas de dérapages pouvant conduire à une rupture de médicaments.

En outre, il a affirmé que le dialogue social est un axe central de sa politique.

Le Chef du gouvernement a par ailleurs signalé que le secteur énergétique est une des priorités du nouveau référentiel en ce sens qu’il ne peut y avoir de développement véritable sans énergie. C’est la raison pour laquelle le gouvernement ambitionne de construire des centrales photovoltaïques, a-t-il dit.

En ce qui concerne les conflits agriculteurs/éleveurs, l’exécutif burkinabè mise sur la sensibilisation pour les éviter, a-t-il éclairé. Dans ce domaine, il est prévu la mise en place d’une unité de production de vaccin pour les animaux et une autre pour les aliments de bétail, foi du Chef du gouvernement.

Pour M. THIEBA, une autre perspective au niveau de l’élevage est la construction d’abattoirs modernes à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso ainsi que dans cinq autres villes à définir.

De l’avis du Premier ministre, le nouveau référentiel prend en compte les questions d’infrastructures routières, sanitaires et scolaires.

Le Chef de l’exécutif burkinabè a clos les débats en affirmant que le PNDES est l’affaire de tous les Burkinabè et que le seul combat qui vaille la peine d’être mené est celui du développement. D’où son appel à la fusion des efforts pour faire du PNDES une véritable réussite avec pour finalité le bien-être des populations burkinabè.