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Conférence de Paris pour le financement du PNDES
13
Nov

La Banque africaine de développement s’engage à apporter un « appui significatif » au Burkina

La conférence des partenaires du Burkina pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES) se tiendra à Paris, en France, les 07 et 08 décembre 2016. En prélude à cette rencontre, le gouvernement burkinabè rencontre des partenaires techniques et financiers susceptibles de l’accompagner. C’est dans ce cadre que le premier ministre, Paul Kaba Thiéba a effectué une visite de travail au siège de la Banque africaine de développement (BAD), le 11 novembre, à Abidjan, en Côte d’Ivoire. A l’issue de la rencontre, l’institution bancaire s’est engagée à participer à la table ronde de Paris, mais aussi à appuyer notre pays dans les secteurs stratégiques.

La rencontre de travail entre le chef du gouvernement burkinabè et le président de la Banque africaine de développement (BAD),Akinwumi Adesina, a duré deux heures. Deux heures qui ont permis à Paul Kaba Thiéba et sa délégation composée des ministres en charge de l’économie et des finances et celui en charge des affaires étrangères, d’expliquer au président de cette institution et ses proches collaborateurs, la politique de développement économique et social du Burkina, mais aussi de solliciter son soutien pour le financement et la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES). « Les échanges ont été particulièrement fraternels, très ouverts, mais également utiles », s’est réjoui le premier ministre burkinabè à l’issue de la rencontre.

Le nouveau président de la BAD entend donner une nouvelle impulsion à cette banque continentale. Avec une attention particulière pour les secteurs de l’énergie, des infrastructures, de l’agriculture, de l’industrie, de l’emploi des jeunes ainsi que les politiques liées au développement de l’intégration africaine. Et, ces problématiques sont également au cœur du PNDES, le référentiel de développement du Burkina sur la période 2016-2020. « On a beaucoup échangé sur ces problématiques et le président de la BAD a eu une attention très prononcée sur la problématique de l’énergie au Burkina Faso, de la transformation structurelle de l’agriculture, de l’élevage et de l’agri-business. Il a également eu une attention très forte sur la question de l’emploi des jeunes parce qu’il estime que c’est la condition nécessaire pour la stabilité de la démocratie et de la liberté, mais également pour la stabilité macroéconomique dans nos pays. C’est la même chose également des problématiques liées à l’industrialisation », a confié Paul Kaba Thiéba.

Convergence de vues sur le diagnostic et les voies pour lever les obstacles

C’est donc dire qu’il y a une convergence de vues entre le PNDES et la politique actuelle de BAD, en ce qui concerne le diagnostic et les leviers sur lesquels il faut agir pour amorcer le développement. C’est pourquoi, cette banque africaine s’est engagée à apporter un « soutien fort à la politique du gouvernement burkinabè ». Le président de la BAD a assuré la délégation burkinabè de la participation de son institution à la table ronde de Paris en décembre prochain.

A cette rencontre, le gouvernement burkinabè recherche plus de 5500 milliards de francs CFA. En attendant l’annonce d’éventuels chiffres à l’issue de la rencontre de Paris, « la BAD s’est engagée à apporter un appui significatif pour combler le gap de financement. La BAD est déterminée à soutenir le Burkina à mettre en œuvre des réformes structurelles que nous voulons réaliser, à financer les investissements structurants que nous voulons pour réaliser les performances économiques que nous attendons du PNDES », a confié le chef du gouvernement burkinabè, Paul Kaba Thiéba. C’est pourquoi, il dresse un bilan très positif de la mission qu’il a conduite auprès de la BAD en Côte d’Ivoire.

Moussa Diallo
Lefaso.net